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Festival BAM BAM BAM à Marseille

Spectacle
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Friche Belle de Mai
41 rue Jobin
13003 Marseille
France

A l'occasion de la Saison Africa2020, une nouvelle génération d’artistes, danseurs et chorégraphes africains s’invite à Nantes, Paris et Marseille en s’appuyant sur la coopération avec le festival BAM à Bamako, imaginé par Tidiani N’Diaye et Arthur Eskenazi. De Bamako à Kinshasa en passant par Ouagadougou, la scène pluridisciplinaire n’a de cesse de se réinventer, de recoder ses héritages. BAM BAM BAM : trois villes et trois lieux pour découvrir des formats et récits inédits dans une invitation commune à une dizaine d'artistes accompagnés par le festival BAM.

Trois résidences de création artistique du 2 au 21 avril.

Adiara Traoré est une danseuse - chorégraphe qui vit et travaille à Bamako, Mali. A travers son travail, qui puise son inspiration dans la société malienne, ses traditions et pratiques, elle traite de la question des violences faites aux femmes et plus spécifiquement les violences conjugales. Au Coeur est une création en cours dont une étape de travail a été présentée à l’Institut français de Bamako en décembre 2020.

Comme l’exprime la chorégraphe, « cette chorégraphie n’est pas une danse de mouvement ni une danse de corps, c’est un message exprimé au plateau pour toutes les femmes qui témoignent des violences qui leurs sont faites. » Les Rencontres à l’échelle - Bancs Publics propose un accompagnement artistique et technique du travail en cours d’Adiara Traore, qui sera ensuite accueillie au TU de Nantes en Juin en résidence et pour des représentations publiques.

« Je suis ces 2 millions de femmes battues chaque jour dans le monde. je suis cette femme dans la peur, dans la confusion. Je suis cette âme de mère qui veille sur mes enfants laissés orphelins. Je suis cet enfant pour qui « Papa a tué maman ». Je suis Adiara Traore danseuse malienne. Cette danse fait appel au cœur, ce n’est pas une danse de mouvement, ni une danse de corps. C’est un baptême où je donne mon nom à toutes ces femmes qui témoignent dans l’anonymat pour dénoncer ces crimes. »

 

Alou Cissé dit Zol est un jeune danseur et chorégraphe malien, également directeur de l’association «Graine de danseurs» qui s’emploie à promouvoir la danse à Bamako. Cette création en cours, dont l’inspiration a été trouvée sur le site des ferronniers de Bamako est avant tout, selon l’artiste, un appel à l’ingéniosité humaine pour transformer les déchets ménagers en objets utilitaires, pour ne pas que l’humanité soit engloutie par les déchets qu’elle produit au quotidien. Zol utilise dans sa scénographie des symboles forts qui représentent le temps qui passe; le baobab arbre légendaire, les cannettes de bière qui représentent le déclin de notre génération à travers la perversion et la pollution, et les cauris, anciens coquillages devenus monnaies puis outils de prédictions.

Une première étape de travail a été montrée à l’Institut français de Bamako en décembre 2020. Dans le cadre de sa résidence il sera accompagné par Les Rencontres à l’échelle - Bancs Publics sur les questions de dramaturgie et technique. « Récemment, je suis allé dans le quartier des ferronniers à Bamako, endroit impressionnant peuplé de fer, d’hommes et de percussions. Voir ce métal transformé par les artisans dans un environnement suffocant, symbolise pour moi l’éternel génie des hommes dans la douleur qui assassine en même temps qu’elle met au monde. »

Daouda Keita est un chorégraphe et danseur malien, qui vit entre Bamako et Zurich où il est accompagné par le Tanzhaus - Zürich. Il rejoint en 2009 la section danse du Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia Balla Fasseké Kouyaté. En 2012 il crée son premier solo «He Allah» présenté au festival Dense Bamako Danse. En 2014, afin de promouvoir la danse contemporaine au Mali, il crée la compagnie Famu Danse et utilise la danse contemporaine comme moyen d’expression de son engagement social et politique pour traiter des questions et problèmes de la société malienne.

En 2018, Daouda Keita rencontre les jeunes malentendants de l’école spécialisée de Bamako, dans le quartier Hippodrome. Impressionné par leur capacité extraordinaire à s’exprimer au travers de la langue des signes, et apprend auprès d’eux à rendre plus précis et plus compréhensible son geste chorégraphique. A travers ses derniers solos, il abordait les problèmes de frontières et les conflits sanglants en Afrique, dont les enfants sont les premières victimes (He Allah, moi Daouda Keita).

Ficksion est son prochain projet solo qui mêle ses expériences passées et la force créatrice qu’il a puisée pendant le confinement, la pandémie étant sa principale source d’inspiration pour cette création. Pendant cette première étape de travail, l’artiste sera accompagné en dramaturgie, technique et scénographie. « Après le couvre - feu le soir, je m’aventure. Ensuite j’ai enfin un peu d’air frais et stérile. Inspirez profondément sans crainte, expirez. Je peux étirer mes membres, regarde. Profitez du moment ou je m’aventure un instant hors de la protection de ma boîte. »

 

À propos de  Festival BAM :

La première édition du festival international BAM s’est tenue à Bamako en 2018 à l’initiative du chorégraphe et danseur malien Tidiani N’Diaye et de sa compagnie Copier/Coller, accompagné par l’artiste Arthur Eskenazi pour la programmation et la dramaturgie. L’impulsion de ce nouveau festival est de défendre, soutenir et promouvoir la jeune création malienne et africaine dans son ensemble, en la mettant aussi en vis-à-vis du travail et des réflexions d’artistes européens choisis pour leur pertinence et leur capacité à entrer en résonance avec la scène contemporaine africaine. BAM est le premier festival africain d'envergure dédié à l’émergence artistique et porté par un artiste malien.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Festival BAM. 

 

À propos des partenaires français :

Trois centres culturels curieux et aventureux s'associent au Festival BAM (Bamako) :

  • le TU-Nantes, scène dédiée à la jeune création et aux arts vivants, qui accompagne le développement de nouvelles générations d'artistes de la scène, tout autant que de spectateurs et d'amateurs. Au coeur du campus universitaire nantais, le TU est un laboratoire d'expériences artistiques et culturelles polymorphe.
  • Point Éphémère, centre de dynamiques artistiques qui vit au rythme d’une programmation riche et variée d’expositions, de concerts, de performances, de festivals, de soirées, de rencontres et d’événements insolites.
  • Les Rencontres à l'Echelle - Bancs Publics, structure de production résidente de la Friche Belle de Mai à Marseille, dédiée à l'accompagnement d'artistes internationaux à travers la production déléguée, la résidence de création et un festival pluridisciplinaire.

Crédit photo : Tidiani NDiaye

Soutenu par

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